• Jodie

Burn out parental | Symptômes et prise de conscience 



A la suite de quelques articles sur le sujet, j'ai remarqué que le burn-out parental semblait vous intéresser. Je me suis dite pourquoi pas approfondir le sujet. Je vais donc vous proposer une série d'articles sur le burn-out parental. Comment j'ai reconnu la maladie, comment je l'ai "attrapée". Et comment je m'en suis sortie. Je ne peux pas dire que j'en suis sortie totalement. Mais je me sens déjà beaucoup plus à l'aise d'en parler.


Voilà quelque temps que le stress me bouffait. Je suis tombée enceinte fin mars 2018. Un mariage en juillet 2018. Plus les préparatifs qui vont avec. La naissance de ma fille en décembre 2018. Ma santé qui est partie en sucette durant ma grossesse. Et une opération en février 2019. Mi-septembre, je réussissais mon permis. Et dans cette période, j'ai eu des gros soucis de voisinage. Les personnes qui venaient sur mes lives ont quelques souvenirs de ce souci. Dans tout ce merdier, des "amis" ont eu du mal à comprendre mes sautes d'humeurs. Et malgré mes excuses, ils ont décidé de couper les ponts. Ce qui, je pense, a eu un impact supplémentaire sur mon état. Je sentais clairement qu'une fois cela passé, mon corps allait me lâcher. Et ça n'a pas loupé. Fin septembre, j'ai commencé à avoir des plaques bizarres sur mon visage. (Pour les curieux/curieuses, vous trouverez une photo de ma tête avec ces plaques ici.) Mon médecin m'a dit que c'était le stress qui avait provoqué cela. J'étais également dans un état de fatigue assez important. Autant mentale que physique. Un autre symptôme s'est ajouté. A certains moments, mes jambes flanchaient. Ce qui pouvait être dangereux. Autant pour moi que pour ma fille. (ça m'arrive encore à l'heure actuelle.) La fatigue a entraîné aussi une grande distraction. Au plus profond de mon burn-out, j'ai failli faire un frontale en voiture. J'avais ma fille derrière. Je parle de mes symptômes. Mais ceux-ci peuvent être très variable d'une personne à l'autre. J'ai rencontré d'autres parents en burn-out parental, qui avaient d'autres symptômes. Certains bien plus hardcore que moi.


Niveau psychologique, bien que j'aimais (et aime toujours) ma fille. J'avais comme un ras-le-bol. Le matin, je l'entendais pleurer. Mais je n'avais juste pas envie de me lever. J'étais vraiment fatiguée. Et généralement, après, j'étais emprunte d'une énorme culpabilité. Pourtant, ma fille est un bébé très facile. Mais elle me demande beaucoup d'attention. J'avais entendu parler du burn-out parental. Mais je partais du principe idiot : "ça n'arrive qu'aux autres !" Et j'avais donc un certain déni par rapport à mon mal-être. J'ai commencé à avoir des doutes sur ce que j'avais. Je me suis donc renseignée sur le sujet. Une vidéo de "La Maison des Maternelles" m'a faite écho. Ils conseillaient une application faite par l'université de Louvain. Les psychologues de cette université, se sont spécialisé dans le burn-out parental suite à de nombreuses recherches sur le sujet. Pour les personnes intéressées, l'application est gratuite. Elle s'appelle Dr Mood Parent. Elle propose de répondre à un test. Et ce test permet de vous diagnostiquer. Je l'ai fait. J'ai répondu à de nombreuses questions sur mon ressenti et ma parentalité. Le résultat était clair, j'étais à 100 % de burn-out parental. J'ai pensé que ça irait. J'ai minimisé en me disant qu'il fallait que ça aille ! J'avais déjà vécu une dépression. Je devais aller bien pour ma fille, mon mari, mon travail.


Le lendemain de ce test, je prenais une journée pour moi. La première depuis mon accouchement. Donc, la première depuis décembre 2018. J'avais confié ma fille à une de ses marraines pour aller à la Retro Made in Asia. Dans la train pour me rentre à la convention, j'ai commencé à me sentir mal. Un état grippal m'avait pris les boyaux en un claquement de doigt. Je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi fulgurant. J'ai tout même essayé de profiter de ma journée. Mais ça a été compliqué. Car une immense fatigue s'est ensuite emparée de moi. Quand on me parlait ça n'était que "blablabla". Alors que j'étais avec des personnes que j'affectionnais. Cet état grippal a duré environ 2 jours. Le mardi, je me rendais chez le médecin. Il m'a mis une semaine. Me sentant toujours épuisée, je retournais voir le médecin qui me prolongeait de 2 semaines. En fin de ces 2 semaines, j'avais enfin le rendez-vous avec ma psy. Je lui ai parlée de mon état. Elle m'a demandée à me faire prolonger. On m'a replongé de 3 semaines. Durant ce moment de repos, j'en ai profité pour faire des choses pour moi. Des streams quand le morale et l'énergie étaient là. Me détendre. Je me suis remise à la méditation. Cela m'a permis de me reconnecter à mon corps et au moment présent. J'ai aussi commencé une thérapie de groupe étendue sur 8 semaines.


Je vous parlerais des 2 premières séances de ma thérapie de groupe dans un prochain article. J'envoie plein d'onde positive à ces parents qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui se sentent à bout de force, qui culpabilise pour tout, qui n'y arrive tout simplement plus. On peut guérir de cette maladie. Le chemin n'est pas toujours facile. Il demande des remises en question. Mais on en guérit. #BurnOutParental #Parentalité #Parent #enfant #maternité

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